27.05.2008
Notes avant qu'il ne soit trop tard
De cette soirée du 2 juin, le grand névrosé (que je suis) attend surtout que soit fait écho à l'une ou à l'autre des questions qu'il se pose matin et soir, rarement le midi, pour calmer son angoisse et tenter de vivre son quotidien dans une paix psychique relative.
Ainsi, des 3 questions suivantes :
- l'hyperdémocratie conduit-elle à "la grande déculturation" pour parler comme Renaud Camus ? Le cas échéant, est-ce grave ? Et 1968 a-t-il été le moment fondateur de nos sociétés actuelles qu'il qualifie, lui, de "post-culturelles" ?
- si le concept d'auteur est central dans la réflexion en et sur 68, c'est pour constater qu'il a, en ces temps-là, enrichi alors son contenu signifiant; il est devenu concept trois-en-un, bancal : l'autoritariste (que l'on entend alors éradiquer); l'autorisé (que chacun souhaite devenir; mais "autorisé" par qui, diable ?) et le s'auto-risant (que l'on souhaite être de droit et de fait, mais sans consentir le moindre effort ni la moindre compétition). Faut-il, dans ces conditions, avoir aujourd'hui à choisir entre une société d'auteurs et une juxtaposition d'individus autoritaristes, autorisés et s'autorisant ?
- Mai 68 a-t-il travaillé sur la peau humaine ? Immédiatement ou bien après, dans les années 70. Par l'esprit ou par les sens ? Mais alors, où est passé le "corps de 68" ? (le corps du crime ou le corps du délit, c'est selon).
Peut-être un institut de sondage pourrait-il, d'ici le 2 juin, procéder à une enquête directive auprès de 1004 "surmois" titulaires de la carte Vermeil sur la base de ces 3 questions ? Avec en question complémentaire: "Pourquoi mai 68 n'a-t-il pas eu lieu ?"
La thèse selon laquelle "Mai 68" reste un impensé et que cet impensé tient beaucoup à la façon dont on a, depuis 40 ans, trop peu estimé les capacités de l'approche structuraliste (dans la génèse, dans la projection, dans le "portage", dans l'explication, dans la compréhension,..de 68) sera d'autant plus probante qu'elle s'évertuera à expliquer, en creux au moins, de façon allusive au moins, en quoi l'approche phénoménologique n'a pas été susceptible jusque là et n'est pas susceptible de remplir ce rôle.
A défaut, il pourrait rester, en fin de soirée, des "Compagnons de l'Impensé", légèrement insatisfaits, qui réclameront une suite à travers une autre soirée consacrée..... à " l'Insensé de 68" !!
09:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : karsenty, camus, karsenty, autorité
Notes avant qu'il ne soit trop tard
De cette soirée du 2 juin, le grand névrosé (que je suis) attend surtout que soit fait écho à l'une ou à l'autre des questions qu'il se pose matin et soir, rarement le midi, pour calmer son angoisse et tenter de vivre son quotidien dans une paix psychique relative.
Ainsi, des 3 questions suivantes :
- l'hyperdémocratie conduit-elle à "la grande déculturation" pour parler comme Renaud Camus ? Le cas échéant, est-ce grave ? Et 1968 a-t-il été le moment fondateur de nos sociétés actuelles qu'il qualifie, lui, de "post-culturelles" ?
- si le concept d'auteur est central dans la réflexion en et sur 68, c'est pour constater qu'il a, en ces temps-là, enrichi alors son contenu signifiant; il est devenu concept trois-en-un, bancal : l'autoritariste (que l'on entend alors éradiquer); l'autorisé (que chacun souhaite devenir; mais "autorisé" par qui, diable ?) et le s'auto-risant (que l'on souhaite être de droit et de fait, mais sans consentir le moindre effort ni la moindre compétition). Faut-il, dans ces conditions, avoir aujourd'hui à choisir entre une société d'auteurs et une juxtaposition d'individus autoritaristes, autorisés et s'autorisant ?
- Mai 68 a-t-il travaillé sur la peau humaine ? Immédiatement ou bien après, dans les années 70. Par l'esprit ou par les sens ? Mais alors, où est passé le "corps de 68" ? (le corps du crime ou le corps du délit, c'est selon).
Peut-être un institut de sondage pourrait-il, d'ici le 2 juin, procéder à une enquête directive auprès de 1004 "surmois" titulaires de la carte Vermeil sur la base de ces 3 questions ? Avec en question complémentaire: "Pourquoi mai 68 n'a-t-il pas eu lieu ?"
La thèse selon laquelle "Mai 68" reste un impensé et que cet impensé tient beaucoup à la façon dont on a, depuis 40 ans, trop peu estimé les capacités de l'approche structuraliste (dans la génèse, dans la projection, dans le "portage", dans l'explication, dans la compréhension,..de 68) sera d'autant plus probante qu'elle s'évertuera à expliquer, en creux au moins, de façon allusive au moins, en quoi l'approche phénoménologique n'a pas été susceptible jusque là et n'est pas susceptible de remplir ce rôle.
A défaut, il pourrait rester, en fin de soirée, des "Compagnons de l'Impensé", légèrement insatisfaits, qui réclameront une suite à travers une autre soirée consacrée..... à " l'Insensé de 68" !!
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